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Portage salarial vs auto-entrepreneur : net comparé et seuil de bascule en 2026

Portage salarial vs auto-entrepreneur en 2026 : calcul net comparé à 280, 380 et 450 €/j, plafond micro 77 700 €, seuil de bascule 360 €/j sourcé URSSAF.

Mot-clé
portage salarial vs auto entrepreneur
Lecture
11 min
Mis à jour
25 avril 2026
Sources citées
7

par  Rédaction netporte — Portage salarial, Calcul de paie portage

Publié le · 11 min de lecture

À TJM 380 €/j facturé 17 jours par mois sur 12 mois, votre chiffre d’affaires HT atteint 77 520 €/an — juste sous le plafond auto-entrepreneur BNC services 77 700 € HT/an. Le micro vous laisse environ 4 456 €/mois en main (TMI 30 %, abattement 34 %). Le portage en laisse 2 774 €/mois sur le même CA. L’écart brut : +1 682 €/mois en faveur de la micro-entreprise, soit 20 184 €/an.

Cet écart est trompeur. Il s’inverse dès la première fin de mission : l’ARE chômage du porté peut représenter 50 à 80 k€ d’allocations cumulées sur 24 mois, alors que le micro plafonne à 4 800 € d’ATI sur 6 mois. Et il devient juridiquement impossible dès que le CA dépasse 6 475 €/mois en moyenne sur 12 mois consécutifs.

Ce guide chiffre les deux statuts en parallèle pour 3 profils sous plafond (TJM 280, 380, 450 €/j), donne la formule du seuil de bascule TJM 360 €/j (à 18 jours/mois), explique le piège du dépassement plafond et clôt par 4 verdicts par tranche TJM. Pour la mécanique fine du calcul net portage : méthode complète netporte. Pour le triple comparatif portage / micro / SASU IS à TJM élevé : portage vs freelance. Sources : URSSAF, service-public.fr, Légifrance, France Travail.

Auto-entrepreneur, micro-entrepreneur, portage : ce qu’on compare vraiment

« Auto-entrepreneur » et « micro-entrepreneur » désignent depuis la loi du 17 août 2015 un seul et même statut juridique : le régime simplifié de l’entreprise individuelle. La fusion des deux appellations a été actée en 2016 ; le terme officiel reste « micro-entrepreneur » mais l’usage commercial maintient « auto-entrepreneur » pour des raisons de notoriété SEO. Les chiffres, plafonds et taux sont strictement identiques.

Statut micro-entrepreneur (BNC services). Régime simplifié de l’entreprise individuelle, applicable aux activités libérales non réglementées (conseil, tech, formation, marketing, rédaction). Plafond CA : 77 700 € HT/an en 2026 (service-public.fr — F23267). Cotisations URSSAF : 23,1 % du CA HT en régime de croisière 2026 (URSSAF — cotisations micro) — taux issu de la trajectoire de hausse 2024-2027 votée pour aligner progressivement les indépendants sur le régime général, à reverifier annuellement. Imposition par défaut : IR au barème avec abattement forfaitaire 34 % pour frais. Aucun frais professionnel déductible au réel. Pas de mutuelle obligatoire. Pas de cotisation chômage : protection limitée à l’ATI France Travail (800 €/mois sur 6 mois max, sous conditions strictes).

Statut porté. Le consultant signe un contrat de travail (CDI cadre dans la majorité des cas) avec une entreprise de portage salarial (EPS). L’EPS facture le client, prélève ses frais de gestion (5 à 12 % du CA HT), gère charges patronales et salariales, et verse un bulletin de salaire. Cadre légal : Code du travail L.1254-1 à L.1254-31, convention collective IDCC 3219. Statut : salarié, régime général, ARE chômage activable, retraite cadre AGIRC-ARRCO, mutuelle obligatoire incluse. Aucun plafond de CA. TJM minimum légal : 250 € HT.

Le piège central. Sur les forums, « je passe en auto-entrepreneur » recouvre indistinctement deux réalités très différentes : à TJM 280 €/j (CA 60 480 €/an), le micro est juridiquement accessible et fiscalement compétitif. À TJM 450 €/j à pleine cadence 18 jours/mois (CA 97 200 €/an), le micro est mécaniquement désactivé après 2 années consécutives de dépassement. Le seuil de bascule est chiffrable précisément.

Calcul net côte à côte pour 3 profils sous plafond

Mêmes paramètres que la méthode portage canonique : charges patronales 32 %, charges salariales 22 % du brut. Côté micro : cotisations URSSAF 23,1 % du CA HT (BNC services PL non-réglementées 2026, URSSAF), abattement forfaitaire 34 % sur l’IR, PAS au taux personnalisé (8 % à TMI 11 %, 12 % à TMI 30 %). Les trois profils sont calibrés pour rester juridiquement sous le plafond 77 700 € HT/an — donc avec une cadence facturable variable par TJM.

Tableau 1 — Décomposition CA → net mensuel par profil

ProfilPortage (frais EPS, TMI)Micro-entrepreneur (URSSAF + IR barème)
A — TJM 280 €/j × 18 j × 12 mois (CA annuel 60 480 €)CA 5 040 € → frais EPS 9 % (−454 €) → disponible 4 586 € → charges patronales 32 % (−1 468 €) → brut 3 118 € → charges salariales 22 % (−686 €) → net imposable 2 432 € → PAS 8 % (−195 €) → net en main ≈ 2 237 €CA 5 040 € → URSSAF 23,1 % (−1 164 €) → disponible 3 876 € → IR sur base abattue (CA × 0,66 = 3 326 €) au taux PAS effectif ~8 % (−266 €) → net en main ≈ 3 610 €
B — TJM 380 €/j × 17 j × 12 mois (CA annuel 77 520 €)CA 6 460 € → frais EPS 8 % (−517 €) → disponible 5 943 € → charges patronales 32 % (−1 902 €) → brut 4 041 € → charges salariales 22 % (−889 €) → net imposable 3 152 € → PAS 12 % (−378 €) → net en main ≈ 2 774 €CA 6 460 € → URSSAF 23,1 % (−1 492 €) → disponible 4 968 € → IR sur base abattue (4 264 €) au taux PAS effectif ~12 % (−512 €) → net en main ≈ 4 456 €
C — TJM 450 €/j × 14 j × 12 mois (CA annuel 75 600 €)CA 6 300 € → frais EPS 8 % (−504 €) → disponible 5 796 € → charges patronales 32 % (−1 855 €) → brut 3 941 € → charges salariales 22 % (−867 €) → net imposable 3 074 € → PAS 12 % (−369 €) → net en main ≈ 2 705 €CA 6 300 € → URSSAF 23,1 % (−1 455 €) → disponible 4 845 € → IR sur base abattue (4 158 €) au taux PAS effectif ~12 % (−499 €) → net en main ≈ 4 346 €

Lecture. À cadence imposée par le plafond, le micro-entrepreneur écrase le portage en net mensuel sur les 3 profils. Écart en faveur du micro : +1 373 €/mois au TJM 280, +1 682 €/mois au TJM 380, +1 641 €/mois au TJM 450. Sur 12 mois pleins d’activité régulière, le différentiel atteint 16 à 20 k€/an. Mais ce calcul ignore la cadence réelle facturable et la protection chômage.

Tableau 2 — Protection sociale et accès crédit chiffrés

CritèrePortage salarialMicro-entrepreneur BNC services
Plafond CA annuel HTaucun77 700 € (service-public.fr)
Cotisations chômageOui, 4,05 % part patronale, ARE jusqu’à 24 moisNon, ATI 800 €/mois × 6 mois max (France Travail)
Allocations chômage potentielles cumulées50 à 80 k€ sur 24 mois4 800 € max sur 6 mois
RetraiteRégime général + AGIRC-ARRCO part cadreSSI simplifié, points retraite calculés sur CA abattu
Mutuelle obligatoireOui, incluse via EPSNon, à souscrire à titre personnel
Indemnités journalières maladieIdentiques au CDI classiquePlafonnées et conditionnées à seuil de revenu
Frais professionnels déductiblesJusqu’à 30 % du CA brut, déclaratifAucun — abattement forfaitaire 34 % est fiscal, pas social
Coût administratif annuel0 € (gestion EPS incluse)0-200 € (CFE) + ~1 à 2 h/mois de déclarations
Bulletin de salaire pour banqueOui, CDI cadreNon, 3 ans de bilans requis

Le piège du plafond 77 700 €

Le plafond CA BNC services à 77 700 € HT/an n’est pas une frontière dure. La règle exacte, fixée par l’article 293-B du CGI et précisée sur service-public.fr, distingue trois zones : sous le plafond, en dépassement de tolérance (1 année civile autorisée), et en sortie automatique au 31 décembre de la 2ᵉ année consécutive de dépassement.

Calcul du seuil mensuel. 77 700 € ÷ 12 mois = 6 475 €/mois HT en moyenne sur 12 mois consécutifs. Ce chiffre, jamais affiché par les plateformes commerciales de création d’auto-entreprise, conditionne pourtant l’accès au régime. Concrètement : vous pouvez facturer 8 000 € un mois si vous compensez par 5 000 € d’autres mois, tant que la moyenne 12 mois glissants reste sous 6 475 €.

Procédure exacte de dépassement. L’année du premier dépassement (CA annuel > 77 700 €), vous restez en régime micro jusqu’au 31 décembre. Si l’année suivante vous dépassez à nouveau, le régime micro est désactivé d’office au 31 décembre de cette 2ᵉ année : bascule automatique en entreprise individuelle au régime réel simplifié BNC, ou contrainte de créer une EURL ou SASU. Cette transition impose dans l’année comptable suivante : tenue d’une comptabilité d’engagement, déclaration 2035 BNC ou liasse fiscale, paiement de la TVA collectée (la franchise en base se perd au-delà de 39 100 € HT majoré 2026), expert-comptable quasi-obligatoire pour 1 200 à 2 500 €/an.

La conséquence pour le calcul portage vs micro. Au TJM ≥ 360 €/j à pleine cadence 18 j/mois, vous avez deux choix : brider votre cadence facturable (perte de revenu manqué de 360 €/j × 2 à 6 j/mois selon TJM, soit 8 à 26 k€/an de CA renoncé), ou accepter le basculement en EI au réel ou en société. Le portage débloque cette équation immédiatement : aucun plafond, facturation pleine cadence, charges et IR gérés par l’EPS. C’est précisément la zone où le différentiel « portage moins rentable que micro » de la section précédente se neutralise par effet plafond. Pour les profils stables au-dessus de ce seuil, lire le triple comparatif portage / freelance BNC / SASU IS sur un TJM 600 €/j × 18 j.

Cumul portage + auto-entrepreneur : légal, mais…

Le cumul d’un contrat de portage salarial et d’une activité d’auto-entrepreneur en parallèle est juridiquement autorisé en France. Aucun texte du Code du travail ni de la convention collective IDCC 3219 ne l’interdit, et la double affiliation (régime général via portage + régime SSI via micro) fonctionne techniquement. Mais trois règles strictes encadrent le cumul.

Activités réellement distinctes. L’objet social de l’auto-entreprise doit différer de la prestation facturée via l’EPS. Un développeur en portage qui facture aussi du dev en auto-entrepreneur est en zone grise ; un consultant en portage qui vend un produit numérique ou des formations en auto-entrepreneur est dans le cadre légal.

Aucun client commun. Le donneur d’ordre du contrat de portage ne doit jamais être identique au client facturé en auto-entrepreneur. L’URSSAF requalifie systématiquement la situation en activité dépendante en cas de chevauchement client, avec redressement sur les cotisations sociales évitées et risque pénal sur le donneur d’ordre (travail dissimulé). Le contrôle URSSAF cible particulièrement les cumuls « optimisation » qui consistent à facturer un même client pour partie en portage et pour partie en micro.

Transparence avec l’EPS. La convention collective IDCC 3219 n’interdit pas l’activité parallèle mais la plupart des contrats EPS imposent une déclaration préalable. Une activité concurrente non-déclarée peut justifier une rupture du CDI cadre porté.

Tableau verdict par tranche TJM

Quatre tranches couvrent l’arbitrage portage vs auto-entrepreneur en 2026. Chaque tranche donne la décision dominante observée sur le marché français, hors cas particuliers (RFR foyer permettant le versement libératoire, frais professionnels supérieurs à 30 % du CA, profil pluri-actif).

Tranche 1 — TJM 0 à 300 €/j

Activité débutante, complément de revenu, premiers contrats freelance. À 300 €/j × 18 j × 12 mois = 64 800 €/an de CA, le micro reste largement sous plafond. La cadence facturable n’est pas bridée. Le besoin de chômage est réel mais l’ARE potentielle reste modeste (revenu de référence faible).

Tranche 2 — TJM 300 à 400 €/j

Zone d’arbitrage la plus fine. À 18 j/mois × 12 mois, le seuil 360 €/j marque la limite du plafond micro. À cadence pleine et TJM 380, vous êtes en zone « dépassement potentiel » année après année.

Tranche 3 — TJM 400 à 500 €/j

À pleine cadence 18 j/mois, le micro est juridiquement en dépassement permanent (CA annuel 86 à 108 k€). Soit vous bridez la cadence à 14-16 j/mois (perte de revenu manqué 1 800 à 3 600 €/mois de CA), soit vous acceptez la sortie du régime micro à l’issue de la 2ᵉ année consécutive de dépassement.

Tranche 4 — TJM ≥ 500 €/j

CA annuel à pleine cadence 108 k€ ou plus, soit +40 % au-dessus du plafond micro. Le régime micro est juridiquement désactivé après 2 années consécutives de dépassement. Trois statuts en lice : portage, EI au réel BNC, ou SASU IS.


Le choix portage vs auto-entrepreneur ne se résume pas à un ratio net optimisé. Trois variables pilotent la décision réelle : votre TJM (seuil critique 360 €/j à 18 j/mois), votre cadence facturable réelle (le plafond 6 475 €/mois HT en moyenne 12 mois est la frontière mécanique), et votre besoin de protection chômage (50 à 80 k€ d’ARE sur 24 mois côté porté vs 4 800 € d’ATI sur 6 mois côté micro). À TJM 380 €/j × 17 j stable, le micro gagne 1 682 €/mois en net : à TJM 450 €/j en activité pleine cadence, le portage reprend la main par effet plafond.

Avant de basculer : calculer votre net réel au TJM exact avec le simulateur netporte.

Signature netporte · anti-patterns

5 pratiques à éviter

Ce qu'on voit trop souvent — et qu'il ne faut pas reproduire

Anti-patterns relevés par la rédaction sur des dossiers réels.

  • Lire le ratio net-CA brut du micro (~69 % à TJM 380 €/j) comme un revenu net en main : l'abattement forfaitaire 34 % est fiscal, pas social. Les cotisations URSSAF 23,1 % restent calculées sur le CA brut sans déduction réelle.

  • Considérer le plafond 77 700 € HT/an comme une frontière dure : une année civile de dépassement est tolérée. Le second dépassement consécutif déclenche la sortie automatique du régime micro au 31 décembre.

  • Activer le versement libératoire 2,2 % sur l'IR sans vérifier le revenu fiscal de référence du foyer : l'option n'est ouverte que si le RFR N-2 ≤ 28 797 € pour une part, plafond doublé par demi-part supplémentaire (à reverifier sur impots.gouv.fr).

  • Cumuler portage et auto-entrepreneur sur le même client : requalification possible en activité dépendante par l'URSSAF, redressement sur les cotisations sociales évitées et risque pénal sur le donneur d'ordre.

  • Choisir la micro pour le ratio net optimisé sans chiffrer l'écart de protection chômage : l'ATI micro plafonne à 800 €/mois sur 6 mois max sous conditions strictes ; l'ARE du porté peut dépasser 50 k€ cumulés sur 24 mois.

FAQ · réponses sourcées

Questions fréquentes

  1. À TJM 380 €/j × 17 jours, vaut-il mieux le portage salarial ou l'auto-entrepreneur ?

    Sur le seul net mensuel, le micro-entrepreneur gagne : ~4 456 €/mois vs ~2 774 €/mois en portage à TMI 30 %, soit un écart de 1 682 €/mois en faveur du micro. Mais ce gain s'inverse dès que l'activité devient irrégulière : 1 mois sans mission par trimestre annule plus de 60 % du différentiel, et l'ARE du porté (jusqu'à 24 mois d'allocations) reste inaccessible au micro qui ne dispose que de l'ATI plafonnée 800 €/mois sur 6 mois ([France Travail](https://www.francetravail.fr/candidat/decouvrir-laide-aux-createurs-dentreprise/lallocation-des-travailleurs-independants-ati.html)). Le bon arbitrage dépend de votre régularité d'activité, pas du seul ratio brut-net. Calcul détaillé : [méthode portage netporte](/guide/calcul-salaire-portage/).

  2. À partir de quel TJM journalier le plafond auto-entrepreneur 77 700 € HT devient-il bloquant ?

    À 18 jours facturés par mois sur 12 mois (216 jours/an), le seuil critique tombe à 77 700 ÷ 216 = **359,72 €/j**. Au-delà, vous êtes mécaniquement contraint soit de réduire la cadence facturable (perte de revenu manqué), soit de basculer en entreprise individuelle au réel, EURL ou SASU au 31 décembre de la 2ᵉ année consécutive de dépassement. Référence officielle : [service-public.fr — plafonds micro-entrepreneur](https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23267). À 18 jours/mois × 12 mois et TJM ≥ 360 €/j, le portage devient en pratique l'option par défaut hors création de société dédiée.

  3. Le cumul portage salarial et auto-entrepreneur est-il légal en 2026 ?

    Oui, le cumul est légal sous trois conditions strictes. Premièrement, les deux activités doivent être réellement distinctes (objet social, clients, prestations différents). Deuxièmement, le donneur d'ordre du contrat de portage ne doit jamais être identique au client facturé en micro : l'URSSAF requalifie la situation en activité dépendante en cas de chevauchement, avec redressement à la clé. Troisièmement, votre EPS doit être informée de l'activité parallèle : la convention collective IDCC 3219 n'interdit pas le cumul mais la transparence est requise. Le statut porté reste salarié à part entière ; le statut micro reste indépendant : les deux régimes sociaux fonctionnent en parallèle sans imputation croisée. Source cadre : [Code du travail L.1254-1 à L.1254-31](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000031064857).

  4. Le versement libératoire 2,2 % est-il toujours plus avantageux que l'IR classique avec abattement 34 % ?

    Non, le versement libératoire 2,2 % (BNC PL services) est plafonné par votre revenu fiscal de référence (RFR) du foyer N-2 : l'option n'est accessible qu'à RFR ≤ 28 797 € pour une part, doublé par demi-part supplémentaire en 2026 (seuil à reverifier annuellement sur [impots.gouv.fr](https://www.impots.gouv.fr/professionnel/le-prelevement-liberatoire)). Dans les fourchettes de revenu où l'option est ouverte, le versement libératoire bat l'IR au barème pour les TMI ≥ 11 %. À TMI 30 %, l'écart en faveur du libératoire dépasse fréquemment 200 €/mois mais l'option est rarement activable parce que le RFR est dépassé. La règle pratique : vérifier d'abord l'éligibilité, ensuite simuler les deux trajectoires d'imposition.

  5. Quel statut donne accès au crédit immobilier : portage ou auto-entrepreneur ?

    Le portage donne un avantage net en 2026 sur l'accès au prêt immobilier. Le bulletin de salaire CDI cadre porté présente la même apparence formelle qu'un CDI classique pour le scoring bancaire : les banques notent positivement la régularité du salaire net mensuel et le statut salarié. L'auto-entrepreneur doit fournir 3 ans de bilans et accepter une décote bancaire : capacité d'emprunt réduite de 15 à 30 % à revenu équivalent, taux souvent majoré de 0,2 à 0,5 point selon les courtiers observés. À net en main équivalent, le porté obtient en moyenne 60 à 90 k€ d'enveloppe d'emprunt supplémentaire qu'un micro-entrepreneur sur la même durée. Lire : [avantages et limites détaillés du portage](/guide/avantages-inconvenients-portage/).

Sources officielles citées

Chaque chiffre est rattaché à sa source. Aucune donnée propriétaire, aucun chiffre non vérifiable.

  1. URSSAF — Cotisations du micro-entrepreneur (taux 2026 BNC, BIC, PL)
  2. URSSAF — Plafonds de la sécurité sociale 2026 (PMSS et PASS)
  3. service-public.fr — Plafonds de chiffre d'affaires du micro-entrepreneur
  4. service-public.fr — Le portage salarial (cadre, statut, démarches)
  5. impots.gouv.fr — Le prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu
  6. France Travail — Allocation des travailleurs indépendants (ATI)
  7. Légifrance — Code du travail L.1254-1 à L.1254-31 (cadre légal portage)

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